Depuis ce mardi 1er avril, les jeunes de moins de 16 ans n’ont plus le droit de sortir dans cette ville française après 23h. Un arrêté pris pour les protéger.
Bien que cette nouvelle soit étonnante, il ne s’agit pas d’un poisson d’avril. Dès ce mardi 1er avril, un couvre-feu a été mis en place dans une ville française afin d’interdire aux jeunes de moins de 16 ans de sortir le soir, après une certaine heure.
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Cette mesure a été prise à Carpentras, dans le Vaucluse. Selon des informations rapportées par Midi Libre, les enfants de moins de 13 ans n’ont pas le droit de circuler seuls dans la ville entre 23h et 6h. Même chose pour les jeunes de moins de 16 ans dans certains quartiers de la ville, comme à Pous du Plan et Bois de l’Ubac, entre ces mêmes heures.
Protéger les jeunes
Ce couvre-feu a été instauré dans le but de protéger les jeunes et de limiter leur implication dans les trafics de drogue. En effet, dans cette ville, plusieurs mineurs ont déjà participé à ces trafics en tant que guetteurs ou dealers. Certains enfants ont même été séquestrés quand ils ont voulu arrêter.
“Je pense qu’un enfant de 13 ans n’a rien à faire dans la rue à 23 heures. À 13 ans, c’est même un bébé, il ne peut pas traîner tout seul dans les rues, ce n’est pas possible. La police municipale va donc les arrêter et les raccompagner au poste. Cette décision vise à prévenir les troubles à l’ordre public et à protéger nos jeunes. Elle vise également à prévenir et à lutter contre la participation des mineurs aux trafics de stupéfiants”, a expliqué Serge Andrieu, le maire de Carpentras, à Actu Vaucluse.
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Si les jeunes ne respectent pas ce couvre-feu, ils seront immédiatement conduits au poste de police ou dans un foyer de l’Aide Sociale à l’Enfance. En cas de récidive, les parents pourraient faire l’objet de poursuites. Ce couvre-feu s’appliquera jusqu’au 31 octobre prochain et pourrait être allongé par la suite. Une décision qui n'est pas sans rappeler celle de nombreux parents qui avaient décidé d'instaurer un couvre-feu pour leurs enfants afin qu'ils ne participent pas aux émeutes suite au décès de Nahel.