Mâcher un chewing-gum n’est pas sans risque pour la santé, selon une nouvelle étude. En effet, cela libérerait des centaines, voire des milliers, de microplastiques dans notre organisme.
Nous sommes nombreux à mâcher un chewing-gum après un repas pour éliminer la mauvaise haleine, ou simplement pour occuper notre bouche. Cependant, ce geste ne serait pas sans risque selon une nouvelle étude. Cette dernière a été présentée ce mardi 25 mars lors de la réunion de l’American Chemical Society et publiée dans Eurekalert. Les travaux ont été menés par Sanjay Mohanty, l’auteur principal de l’étude et chercheur à l’Université de Californie de Los Angeles.
D’après cette étude, mâcher un chewing-gum libérerait directement des centaines de microplastiques dans notre bouche. On vous en dit plus.
Des microplastiques dans les chewing-gums
Pour parvenir à cette conclusion, une doctorante qui a participé à l’étude a mâché sept morceaux de dix marques de chewing-gum différentes. Un échantillon de sa salive était prélevé toutes les 30 secondes pour être analysé. D’après ces résultats, un chewing-gum libérerait entre 400 et 3 000 particules de microplastiques dans la bouche, comme le rapporte France Info. Ces particules, de moins de 5 millimètres, sont similaires à celles que l’on peut retrouver dans les pneus de voiture, les sacs et les bouteilles en plastique. En effet, 78% des bouteilles d’eau seraient contaminées par les microplastiques.
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Ces particules nocives seraient libérées dans notre bouche au cours des huit premières minutes de mastication. Ainsi, comme le souligne Santé Magazine, il est préférable de mâcher le même chewing-gum plus longtemps plutôt que d’en prendre un nouveau.
Des milliers de microplastiques dans l’environnement
Selon l’étude, les personnes qui consomment des chewing-gums en mâchent en moyenne 180 par an, ce qui signifie qu’elles ingèrent près de 30 000 microplastiques chaque année. Si cette information peut paraître inquiétante, ce chiffre est néanmoins très faible par rapport à tous les autres microplastiques que nous ingérons sans nous en rendre compte et qui sont présents dans l’air, certains aliments, les emballages, les textiles synthétiques et les cosmétiques. Les microplastiques sont également présents dans l’eau, comme l’a révélé cette étude qui montre un nombre inquiétant de particules dans l’Arctique.
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Pour le moment, les médecins ne connaissent pas avec exactitude les conséquences de ces microplastiques sur la santé car notre organisme est encore capable de les évacuer naturellemment. Il est donc important de poursuivre les recherches à ce sujet car la production de plastique continue d’augmenter dans le monde.