« Je suis une femme, c'est un homme» : une escrimeuse refuse d'affronter son adversaire transgenre, elle est exclue du tournoi

Aux États-Unis, une escrimeuse a été disqualifiée après avoir refusé de combattre une adversaire transgenre.

Un tournoi féminin d’escrime ayant eu lieu dans l’Université du Maryland (États-Unis) ne s’est pas déroulé comme prévu, rapporte La Dépêche.

L’escrimeuse Stephanie Turner a fait le choix de ne pas disputer l’épreuve de fleuret de la compétition, et ce, pour une raison précise. Elle a refusé d’affronter une adversaire transgenre, répondant au nom de Redmond Sullivan.

« J’ai vu que j’étais dans la même poule que Redmond, et à partir de là, je me suis dit ok, je vais poser le genou au sol », se souvient l’athlète.

Alors que le duel était sur le point de commencer, la jeune femme a posé un genou à terre.

« Je suis désolée, je ne peux pas faire cela. Je suis une femme. C’est un homme. C’est une compétition féminine, et je ne me battrai pas contre cette personne », a-t-elle lancé à l’arbitre.

Dans la foulée, la fleurettiste s’est adressée à sa rivale et a déclaré :

« Je suis désolée, j’ai beaucoup de respect et d’amour pour toi, mais je ne t’affronterai pas », a-t-elle indiqué.

Un geste salué par d'anciennes sportives 

Son geste de protestation lui a valu d’être disqualifiée de la compétition. De son côté, Stephanie Turner est revenue sur la scène. Selon ses dires, elle n’a pas eu d’autre choix que d’intervenir puisque la Fédération américaine d’escrime n’a « jamais écouté les revendications des femmes ».

Stephanie TurnerCrédit Photo : DR

L’acte de la jeune femme a été salué par d’anciennes sportives universitaires. C’est le cas de Juliana Peceli, ex-fleuriste NCAA :

« On nous a imposé de combattre des hommes qui se disent femmes. Ils prennent nos places, nos titres, notre avenir. Bravo à celles qui refusent cette injustice», a-t-elle indiqué.

Redmond Sullivan a rejoint l’équipe féminine d’escrime de son université en décembre dernier. À l’époque, cette décision avait mis le feu aux poudres.

Redmond SullivanCrédit Photo : Wagner Athletics

Martina Navratilova, joueuse de tennis et militante pour les droits des lesbiennes, gays, bisexuels, avait fait part de son désaccord sur les réseaux sociaux.

Pour rappel, le président américain Donald Trump a signé un décret excluant les athlète trans des compétitions féminines.

Combat d'escrime Crédit Photo : iStock

Concernant cette mesure, la Fédération américaine d’escrime va continuer à défendre l’inclusion des athlètes transgenres.

« USA Fencing a mis en place notre politique actuelle concernant les athlètes transgenres et non binaires en 2023. Cette politique a été conçue pour élargir l’accès à la pratique de l’escrime et créer des espaces inclusifs et sécurisés. Cette politique repose sur le principe que chacun devrait avoir la possibilité de pratiquer un sport et s’est fondée sur les recherches disponibles à l’époque », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

Source : La Dépêche
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Au sujet de l'auteur :

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