À l’occasion de la COP-16 qui se déroulait le 28 octobre 2024, une alerte a été lancée concernant une espèce sur le point d’être en voie d’extinction.
Triste nouvelle pour les hérissons. Cet animal que l’on adore par sa forme arrondie, ses petits piques sur son dos et son regard délicat est désormais menacé d’extinction. Ce n’est pas une blague, mais bien la réalité énoncée par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), le 28 octobre à Cali, lors de la COP-16.
D’après le rapport présenté lors de cet évènement majeur en faveur de l’environnement, il a été révélé que l'Erinaceus europaeus aka le hérisson, est passé de la catégorie "préoccupation mineure" à "quasi-menacé" d'extinction.
Crédit : IStock
Le hérisson : une espèce bientôt en voie d'extinction
Concrètement, la population de hérisson a diminué de moitié dans les pays où il est recensé, tels que le Royaume-Uni, la Norvège, la Suède, le Danemark, la Belgique, les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Autriche. Sophie Rasmussen, chercheuse à l'unité sur la conservation de la faune sauvage de l'Université d'Oxford a donné son avis sur le sujet, comme le rapporte Science et Avenir :
il est très proche d'être 'vulnérable', et il est probable qu'il entrera dans cette catégorie la prochaine fois que nous l'évaluerons.
Le pire dans tout cela est que la pire menace pour le hérisson ne sont pas les renards ou les chouettes, mais bien les humains. Naturellement, face à un prédateur naturel, le hérisson se met en boule, mais “devant une voiture, ce n'est pas une très bonne stratégie". Car oui, le fléau pour le hérisson, ce sont les routes, mais pas seulement.
Crédit : IStock
Il doit faire face à d’autres menaces comme les pesticides et le déclin des insectes qui constituent une grande partie de son alimentation. À cela, se rajoute leur durée de vie, estimée environ de deux ans, ce qui limite leur reproduction :
Cela veut dire que de nombreux hérissons ne se reproduisent qu'une, voire deux fois, s'ils sont chanceux, avant de mourir, juste assez pour maintenir la population à niveau.
Dans son rapport à la Cop-16, Sophie Rasmussen a déclaré :
"Ce n'est pas comme si le monde allait s'effondrer demain si les hérissons disparaissent, mais pouvons-nous vraiment accepter le fait que nous causons leur extinction ? Et si nous laissons faire (le déclin) d'une espèce aimée, dont nous nous soucions vraiment, qu'en sera-t-il de toutes les espèces dont nous ne nous soucions pas ?”.
Voilà qui a de quoi faire réfléchir.